La juridiction compétente statue en audience non publique.
1. Si elle constate la cessation des paiements, elle statue, d'office, sur le redressement judiciaire ou la liquidation
des biens sans préjudice des dispositions des articles 29 et 33 ci- dessous.
2. Lorsque la situation du débiteur le justifie, elle homologue le concordat préventif, en constatant les délais et
remises consentis par les créanciers et en donnant acte au débiteur des mesures proposées pour le redressement
de l'entreprise. Les délais et remises consentis par les créanciers peuvent être différents.
La juridiction compétente homologue le concordat préventif si :
les conditions de validité du concordat préventif sont réunies ;
aucun motif tiré de l'intérêt collectif ou de l'ordre public ne paraît de nature à empêcher le concordat ;
les délais consentis n'excèdent pas trois (03) ans pour l'ensemble des créanciers et un (01) an pour les
créanciers de salaires.
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ACTE UNIFORME PORTANT ORGANISATION DES PROCÉDURES COLLECTIVES D'APUREMENT DU PASSIF
Adopté le 10/09/2015 à Grand-Bassam (CÔTE D'IVOIRE)
Publié au Journal Officiel n° Spécial du 25/09/2015
Si des personnes bénéficient du privilège de l'article 11-1 ci-dessus, la juridiction qui homologue le concordat
préventif vérifie qu'il répond aux conditions prévues audit article et que l'octroi de ce privilège ne porte pas atteinte
aux intérêts des créanciers. Elle mentionne dans sa décision ledit privilège et les montants garantis.
Au cas où des créanciers auraient refusé de consentir des délais ou remises au débiteur, le président de la
juridiction compétente fait ses bons offices entre ces créanciers et le débiteur. Il entend ces derniers sur les motifs
de leur refus et provoque une négociation entre les parties en vue de leur permettre de parvenir à un accord.
Si malgré les bons offices du président, les parties ne parviennent pas à trouver un accord et dans le cas où le
concordat préventif comporte seulement une demande de délai n'excédant pas deux (02) ans, la juridiction
compétente peut rendre ce délai opposable aux créanciers qui ont refusé tout délai et toute remise sauf si ce délai
met en péril l'entreprise de ces créanciers.
Les créanciers de salaires et ceux d'aliments ne peuvent consentir aucune remise, ni se voir imposer un délai qu'ils
n'ont pas consenti eux-mêmes.
3. Si la juridiction compétente estime que la situation du débiteur ne relève d'aucune procédure collective ou si elle
rejette le concordat préventif proposé par le débiteur, le règlement préventif prend fin sans délai. Cette décision
remet les parties en l'état antérieur.
Texte officiel
Analyse automatique
En vigueur depuis le 8 septembre 2026
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