1°) Faute de paiement à l'échéance, le créancier gagiste muni d'un titre exécutoire peut faire procéder à la vente
forcée de la chose gagée, huit jours après une sommation faite au débiteur et, s'il y a lieu, au tiers constituant du
gage dans les conditions prévues par les dispositions organisant les voies d'exécution.
La juridiction compétente peut autoriser l'attribution du gage au créancier gagiste jusqu'à due concurrence et
d'après estimation suivant les cours ou à dire d'expert.
Toute clause du contrat autorisant la vente ou l'attribution du gage sans les formalités ci-dessus est réputée non
écrite.
2°) Lorsque la chose donnée en gage est une créance :
- si l'échéance de la créance donnée en gage est antérieure à l'échéance de la créance garantie, le créancier
gagiste est admis à en percevoir le montant en capital et intérêts, sauf clause contraire ;
- si l'échéance de la créance garantie est antérieure à l'échéance de la créance donnée en gage, le créancier
gagiste est tenu d'attendre l'échéance de cette dernière pour en percevoir le montant.
En outre, sauf convention contraire, il perçoit les intérêts en les imputant sur ce qui lui est dû en intérêts et capital.
Dans l'un et l'autre cas, le créancier gagiste perçoit le montant de la créance engagée sous réserve de répondre,
en qualité de mandataire, du surplus perçu en faveur du constituant du gage.
Texte officiel
Analyse automatique
En vigueur depuis le 17 avril 1997
Page source 13
Cette disposition n’a pas de version anglaise officielle. Vous pouvez en lire une traduction automatique — pour comprendre seulement, jamais pour citer.