Toute partie à un contrat de vente commerciale est fondée à en demander au juge compétent la rupture pour
inexécution totale ou partielle des obligations de l'autre partie.
Toutefois, la gravité du comportement d'une partie au contrat de vente commerciale peut justifier que l'autre partie
y mette fin de façon unilatérale à ses risques et périls. La gravité du motif de rupture est appréciée par le juge
compétent à la demande de la partie la plus diligente.
Quelle que soit la gravité du comportement, la partie qui l'invoque peut être tenue de respecter un préavis avant de
notifier à l'autre partie sa décision unilatérale. Faute de préavis suffisant, l'auteur de la rupture engage sa
responsabilité même si la juridiction admet le bien-fondé de la rupture.
La partie qui impose ou obtient la rupture du contrat peut obtenir en outre des dommages- intérêts en réparation de
la perte subie et du gain manqué qui découlent immédiatement et directement de l'inexécution.
Texte officiel
Analyse automatique
En vigueur depuis le 15 décembre 2010
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Commentée par
Joseph Issa Sayegh
La vente commerciale en droit Ohada : apports et emprunts.
OHADA.com DoctrineDoctrineOriginal : français
What are the contributions (apports) and borrowings (emprunts) of the OHADA commercial sales law in relation to the 1980 Vienna Convention (CISG) and the internal contract and obligations laws of member states?