Décidé le 05-05-2003037/CCappeal
Persuasif
Non publié au recueil
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l’éditeur. Ce contenu éditorial fournit un contexte et ne fait pas partie
des motifs ni du dispositif de la juridiction.
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LA COUR,
SUR LA FORME
-
vu le jugement n° 103 rendu le 21 Mars 2001 par le tribunal de première
instance de Douala
-
vu la requête d’appel de TAMWO Justin reçu au greffe de la cour d’appel de
céans le 30 Janvier 2002 ;
-
considérant que le dit appel est recevable comme fait dans les formes et
délai de la loi ;
SUR LE FOND
-
Considérant que l’appelant expose qu’étant en litige avec dame KENFACK
née NGUIMDO Rose à qui il donné un bail un local, il a été surpris de voir la
décision attaquée octroyer à celle-ci la somme de 1.500.000 au titre des
dommages- intérêts qu’elle a prétendument subis en sa demande
reconventionnelle, alors que lui-même, demandeur principal était débouté de
sa demande de dommages- intérêts s’élevant à la somme de
1.000.000 FCFA ;
-
Que cette prise de position relève tant d’une mauvaise appréciation des faits
de la cause que d’une mauvaise compréhension de l’Acte Uniforme OHADA
relatif au droit commercial général, appliqué à tort en l’espèce, alors que
selon l’article 3 du code civil, il ne devrait pas produire d’effet rétroactif ;
-
Considérant qu’il résulte tant de ce qui précède que des documents versés
au débat que l’appelant n’apporte aucun élément nouveau susceptible de
conduire à l’information de la décision attaquée ;
-
Qu’il y a lieu de confirmer celle-ci, le premier juge ayant fait une saine
application de la loi en des motifs pertinents que la Cour adopte ;
-
Considérant que l’appelant qui a succombé supporte les dépens
Dispositif
PAR CES MOTIFS
-
Statuant publiquement, contradictoirement, en matière civile et commerciale, en appel ;
-
Après en avoir délibéré conformément à la loi ;
EN LA FORME
Reçoit l’appel de TAMWO Justin ;
AU FOND
-
Déclare celui-ci mal fondé ;
-
Confirme le jugement entrepris (…);
-
Sommaire de l’éditeur
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de la décision ci-dessus fait foi.
Ohadata J-07-49
DROIT COMMERCIAL GENERAL - BAIL COMMERCIAL – EXPULSION DU
LOCATAIRE – CONDITIONS – NON RESPECT – CONDAMNATION DU BAILLEUR
(OUI)
Le bailleur qui n’a pas respecté les exigences de l’article 101 de l’AUDCG avant l’assignation en expulsion de son locataire commerçant peut être condamné à payer au locataire des dommages-intérêts en réparation du préjudice subi et à défaut pour lui d’apporter d’éléments nouveaux, la décision prise par les premiers juges doit être confirmée par le juge d’appel.
ARTICLE 101 AUDCG
(Cour d’Appel du Littoral, ARRET N° 037/CC du 05 mai 2003, AFFAIRE Monsieur TAMWO Justin C/ Mme KEUFACK Née NGUIMDO ROSE)
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